Amaps et idées reçues
amap idées reçues

Amaps et idées reçues

Résumé

La vie en amap n’est pas un long fleuve tranquille. Voici quelques idées reçues que nous allons décrypter. Et, peut-être qu’à la fin, vous rejoindrez l’aventure !

Le mouvement des amaps fait la promotion d’une agriculture de proximité, produite dans le respect du consommateur et de l’environnement. L’AMAP propose des fruits et légumes bio frais ou d’autres gourmandises, produits le plus localement possible. En fait, c’est un système original de sécurité alimentaire et de collecte. L’AMAP crée un partenariat entre les producteurs et les consommateurs. C’est une sorte de réseau local.

En lien avec le développement de l’agriculture biologique, les objectifs de ce type de circuit court sont :
– d’offrir aux consommateurs un produit bio de saison, de qualité, issu du terroir
– assurer un revenu aux agriculteurs qui connaissent en avance leur chiffre d’affaires

En bref, le principe de l’AMAP vise à fournir aux consommateurs des aliments biologiques d’origine locale. Ce système vous permet d’acheter des parts de la récolte de produits locaux et de collecter vos produits sur une base hebdomadaire.

« Oui, mais cela, je peux aussi en bénéficier tout seul, sans amap ? » c’est ce que vous êtes tenté de répondre.
On va essayer de vous faire changer d’avis !

La particularité des amaps

Tout d’abord, le principe de l’amap, c’est d’aller plus loin dans l’engagement.
C’est un abonnement à des paniers de légumes bio et locaux. Ainsi, vous achetez vos légumes directement aux producteurs et vous avez donc la possibilité de connaître le lieu de production et de préparation de vos légumes. Vous êtes ainsi assuré de bénéficier de la meilleure qualité. Il permet également de consommer des produits de saison.
Vous aidez directement en souscrivant à un calendrier de livraisons régulières. La durée de l’engagement est généralement comprise entre 6 mois et un an, afin de permettre aux paysans d’avoir une visibilité pour l’organisation de leur production.
Quant à la fréquence des livraisons, elle est à déterminer avec les agriculteurs, en fonction des produits et du seuil de rentabilité.
Ainsi, s’abonner à une amap est une manière alternative de consommer et de soutenir les agriculteurs locaux.

Devenir amapien, c’est entrer dans un principe de confiance. Equitable, local, solidaire, alimentaire sont la recette du bonheur en amap. Les pesticides en moins.

Les idées reçues sur les amaps

Les amaps, c’est cher !

L’agriculture biologique, c’est forcément plus cher que le prix le moins cher que l’on trouve en grande surface. Mais comparons ce qui est comparable.
Vous préférez faire travailler des personnes loin de chez vous souvent sans contrat. Votre clémentine va changer de goût quand vous saurez qu’elle est issue d’un esclavage moderne. Et en plus, ce mode de culture asphyxie les terres.
Si on mange des fruits et des légumes de saison, le prix est tout de suite beaucoup plus raisonnable. Pensons aussi à nos priorités !

Toujours les mêmes légumes !

Manger de saison limite le nombre de produits. Demandez à un enfant de vous citer les 10 légumes qu’il préfère et il vous donnera certainement une liste de légumes d’été au-delà de la patate adorée. Après une année en amap, il ne vous viendra plus à l’idée d’acheter des légumes qui viennent de loin et qui ne sont pas de saison.
Un légume ou un fruit de saison a bien meilleur goût. C’est tellement meilleur d’attendre et de faire un vœu lorsque votre fruit favori réapparaît après une longue absence. Oubliez les fraises en hier.
En amap, ce n’est pas une obligation, c’est une religion !

C’est quoi ces légumes ?

Nous devons apprendre à voir les fruits et légumes d’une nouvelle façon. Une petite pomme de terre n’est pas nécessairement plus mauvaise qu’une grosse. La qualité réside dans la fraîcheur et le sol sur lequel le produit pousse. Sans additif chimique en plus, il se peut que la forme ou la grosseur change. Au début, les productions en AB étaient plus chétives, mais ces dernières années, l’Agriculture Biologique prouve que la production peut avoir un bon rendement.
En amap, on apprend à manger de tout. Le simple fait de ne pas savoir ce qu’il y a à l’avance dans le panier bio, nous pousse à devenir curieux.
Être en amap, c’est développer son guide de recettes de cuisine. C’est aussi diversifier son alimentation. Vous savez, comme pour les bébés qui dès 4 mois commencent à manger des légumes !

Je suis intolérant au chou !

Les vrais intolérants sont aussi peu nombreux que les cœliaques. C’est souvent une autre façon de dire que l’on n’aime pas certains légumes.
Pour les choux, il suffit de les blanchir 5 minutes dans l’eau bouillante pour ne pas sombrer dans la pathologie.
Un enfant qui n’aime pas les haricots verts, dites-lui que ce sont des frites vertes et c’est dans la poche !
En amap, on développe le batchcooking (principe de cuisiner tous ces légumes en une fois) et l’on apprend à faire la cuisine. L’alimentation d’une semaine en une fois, géniale pour l’organisation de la maison.

Pour les Bobos des grandes villes ! 

C’est vrai que lorsque l’on habite à la campagne, l’accès aux producteurs est plus naturel. Pour les personnes habitant en zone plus dense et plus urbaine, c’est un peu différent. Logique que les amap trouvent une bonne adhésion en ville.
Il n’y a pas beaucoup d’études sur le sujet, la seule chose que l’on peut affirmer, c’est que le niveau d’études et de qualification des adhérents en amap est plus haut que la moyenne nationale. Preuve qu’ils se posent des questions.

Les amaps sont des repères de militants écologistes !

C’est comme dans n’importe quelle association, il faut de tout pour faire un monde. Certaines amaps sont très militantes, mais la plupart non.
Tout dépend de la personnalité de l’équipe qui la manage.
Être militant ne sous-entend pas forcément défendre la ligne du parti. Les Verts, de par leur division, ont montré qu’ils n’étaient que très rarement d’accord !
Le point commun est avant tout l’envie de soutenir une agriculture vertueuse.

Quelle corvée cette régularité !

Il pleut, il fait froid et je dois aller chercher le panier. Bref, je n’ai pas envie. Être adhérent d’amap, c’est faire partie d’un club fermé dont les membres se réunissent avec un point commun, celui de faire une bonne action.
Beaucoup d’adhérents y retrouvent les amis qu’ils se sont faits au fur et à mesure des distributions. On y retrouve des personnes de tout horizon et de tout âge que l’on n’aurait pas forcément rencontré. C’est vraiment cela le vivre-ensemble.

Ces chèques et ces contrats à remplir,  !

La, on ne va pas vous dire le contraire. D’ailleurs, les jeunes générations sont de plus en plus nombreuses à ne pas avoir de chéquier…
On a une bonne nouvelle. Une amap a eu l’énergie de créer une plateforme qui gère de façon automatique l’ensemble des distributions avec paiement automatique en fin de mois. C’est d’une grande souplesse et cela libère grandement le travail du bureau. La plateforme n’encaisse pas les sommes qui sont prélevées par l’opérateur bancaire et directement reversées aux producteurs. L’adhérent est lui prélevé d’un seul montant avec ventilation ensuite. Les vacances des adhérents peuvent même être gérer avec l’outil. L’amap choisit de mettre les curseurs où elle le souhaite. Il y a beaucoup d’autres fonctionnalités bien pratiques à découvrir.

En amap, on développe le batchcooking et l’on apprend à cuisiner. On comprend plus globalement qu’il faut changer des choses pour permettre à notre planète de conserver ses beautés. Pensons à nos descendants !
 

Et pour conclure

Avec BioToutCourt, notre mission est de combler le fossé entre les producteurs et les consommateurs. Nous soutenons l’agriculture bio de proximité en encourageant, facilitant et soutenant la création de partenariats, le numérique en plus.
La communauté BioToutCourt grandit chaque jour. Rejoignez-nous !

Enfin, pour trouver une amap près de chez vous, consultez l’annuaire du Miramap. pas très à jour. Utilisez simplement aussi votre navigateur de recherche en tapant tout simplement amap ou amaps.

Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour notre bonne vieille terre.

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