Gaspillage alimentaire, lutte ou opportunité ?
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Gaspillage alimentaire, lutte ou opportunité ?

Résumé

Au 1er janvier 2022, interdiction pour les sociétés de détruire leurs invendus alimentaires qu’elles doivent donner ou les recycler. En avant la lutte contre le gaspillage alimentaire !

La France est l’un des leaders mondiaux du gaspillage alimentaire.
C’est une véritable honte, d’autant plus que l’appellation « cuisine française » doit une grande partie de sa renommée à son art de cuisiner avec de beaux produits. Comment un même pays peut-il composer avec ces deux réalités ?
Pour lutter contre ce fléau, à partir du 1er janvier 2022, les entreprises ont l’interdiction de détruire leurs invendus alimentaires et doivent les donner ou les recycler. Une mesure, de prime abord, plutôt positive pour lutter contre le gaspillage alimentaire. La solidarité et la gestion des déchets alimentaires feront désormais loi !

Quelques chiffres

En France, près de 10 millions de tonnes de détritus sont produites chaque année, soit 150 kg/hab/an. Cela représente un chiffre d’affaires de plus de 19 milliards d’euros. A la pollution liée à l’élimination, s’ajoute un réel manque de ressources naturelles.
En définitive, avec pas loin de 40 % des aliments qui partent à la poubelle, on peut affirmer que le gaspillage alimentaire est bien ancré dans notre quotidien.

On tord le bras des grandes enseignes !

Alors, il n’est plus question de détruire les invendus alimentaires, qu’on se le dise ! Les grandes enseignes devront désormais céder leur fin de stocks alimentaires à des associations. Qui n’a pas en tête des exemples concrets où les produits invendus alimentent les poubelles arrosées à l’eau de javel afin de contourner les proliférations de glaneurs…Même les salariés, aux emplois précaires car, limités en temps de travail, ne peuvent bénéficier de ces lots aux dates de péremption dépassées ou pas… Quelle époque !
Finalement, c’est bien que les supermarchés réduisent leur rebut et fassent don des produits qu’ils ne peuvent pas vendre.
C’est mieux si tout le monde s’y met. On pense aux restaurants et aux plus petits commerçants.
Malgré tout, cette démarche de don est défiscalisable pour les entreprises, de quoi susciter des vocations, non ?

Limiter le gaspillage alimentaire, un vrai enjeu environnemental

Uun large éventail d’impacts environnementaux se génère tout au long de la chaîne de fabrication des denrées alimentaires. Cela va de l’emballage au transport et à l’élimination traditionnelle des déchets, Une action décisive est nécessaire pour éviter un changement climatique dangereux. Selon le principe du « zéro-déchet », on inverse le modèle de croissance économique. Vous savez, celui fondé sur un débit linéaire de matières et de ressources énergétiques. On suggère de réinventer nos systèmes de fabrication et de consommation. Va-t-on enfin relever les défis posés par le réchauffement climatique ?
Alors, faut-il choisir en zéro-déchet et gaspillage alimentaire ? Les deux mon général !

Pour rappel, la loi anti-gaspillage se décline en cinq grands principes comme la sortie progressive du plastique jetable. Une meilleure information du consommateur. Une lutte contre l’obsolescence programmée. Une production plus respectueuse. Enfin, une lutte contre le gaspillage au sens large associée à la valorisation et le réemploi solidaire des produits de consommation.

Les surplus alimentaires risquent-ils devenir une opportunité commerciale ? 

Le recyclage consiste simplement à récupérer un matériau et à le réutiliser. Le recyclage des détritus alimentaires est la forme la plus simple de recyclage : ceux organiques ou « verts » se transforment en compost ou en aliments pour animaux. D’accord pour une approche où le surplus que vous n’utilisez pas devient une ressource transformée en engrais organique. Ainsi, on offre une alternative écologique aux décharges traditionnelles et aux incinérateurs.
Aussi, les restes de cuisine, professionnelles ou pas, apportent une contribution précieuse à la formation de compost, de biogaz et d’engrais.

Malgré tout, le règlement (CE) n° 1807/2003 visait à réduire de 50 % la quantité de déchets organiques biodégradables mis en décharge, mais autorise toujours l’exportation de matériaux recyclables destinés à être mis en décharge et brûlés dans des pays où les contrôles de qualité sont moins stricts… vous avez dit, rapport commercial ?

Certaines idées commerciales vont déjà dans le sens de la lutte contre le gaspillage alimentaire. En utilisant le concept d’économie de partage.
Cela peut prendre la forme de paniers composés par le commerçant pour vendre ses invendus, mais aussi beaucoup d’opportunités solidaires ou non autour de la data.
A découvrir dans un futur article !

Comment je lutte à mon niveau ?

Malgré tout, revenons sur le principe du zéro-déchet : « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas » Chacun peut s’y mettre. Pour ralentir le gaspillage alimentaire, il est toujours préférable de prévenir en amont la production d’ordures ou de sur-plus. Cela nécessite non seulement un changement de comportement lié à la consommation, mais aussi un investissement dans la réflexion sur la manière d’utiliser les produits non-consommés selon des modalités qui restent à explorer.
En choisissant judicieusement vos aliments et en évitant les aliments qui se détériorent rapidement (légumes, fruits), vous pouvez réduire le gaspillage alimentaire de manière significative. Aussi, vous pouvez séparer vos restes alimentaires de vos restes organiques et ainsi réduire votre empreinte écologique.

Soyons créatifs pour lutter contre le gaspillage alimentaire

En conclusion, luttons contre le gaspillage alimentaire et ne laissons pas la nourriture se gaspiller. Ne nous contentons pas de générer des amas dans nos poubelles, mais ramenons ces éléments à la vie.

Alors, il s’agit de trouver des axes positifs de valorisation avec des partenaires associatifs qui s’engagent vers le don. C’est, aussi, leur procurer l’opportunité de performer dans leur chaîne logistique.
Les reliquats alimentaires font partie intégrante de l’alimentation, mais ils ne sont pas vains. Ils contiennent des richesses précieuses et utiles que nous pouvons convertir en nouveaux produits pour les remettre dans le cycle. Pour ce faire, nous aurons besoin de l’aide de la recherche, de la technologie et des entrepreneurs.

A lire, nos articles sur la valorisation des déchets et sur l’écologie positive

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