La vente directe doit s’imposer  
La vente directe doit s’imposer

La vente directe doit s’imposer  

Résumé

Cergy, Fév. 2022 – étude réalisée début janvier 2022 auprès de 31 400 producteurs et artisans de la Bio partout en France.

Le métier de BioToutCourt est de privilégier les circuits très courts de vente directe pour les producteurs et artisans de la bio. Ainsi, nous souhaitons savoir annuellement quel est le ressenti des agriculteurs et artisans de la bio. Voici les chiffres et retours pour 2021.

Quels chiffres pour 2021

La population qui a le plus répondu au sondage est celle de l’agriculture maraîchère.  Parmi les réponses, 65 % des producteurs/artisans de la bio pratiquent la vente directe à l’exploitation. 63.7 % en magasin AB, 52 % en marchés, 32.28 % en association de type amap, 16.5 % en drive. 17 % en point relais, 25.2 % en restauration collective. Site d’achats ou propre 15.7 % et propre site marchand 14.17 %. Les autres circuits tels que les foires, salons et comités d’entreprise représentent environ de 22 %. 
Ils sont 64.5 % à être producteurs, 10.5 % artisans et 25 % produisent et transforment.

L’année 2021 n’a pas été glorieuse dans sa globalité pour nos agriculteurs et artisans de la bio français. Un climat capricieux au printemps a affecté négativement la production. On note également une diminution du pouvoir d’achat des consommateurs, due sans doute, à la crise sanitaire. Mais, une bonne proportion compte sur la vente directe et le numérique pour se développer. Certains intermédiaires pas ne sont pas indispensables.

Les tendances qui se détachent :

  • Près des 3/4 des producteurs et artisans de la bio ont été impactés par le climat en 2021. Par conséquent, leur activité de production a souffert, ce qui était moins le cas l’année précédente.
  • Comparé à 2020, plus de la moitié considère que leurs ventes ont baissé globalement. Un manque de production et donc de produits à vendre.
  • Tous demeurent confiants sur l’accueil à la ferme.
  • Les ventes en drive fermier ont connu une baisse sans doute due à un élan éphémère des ventes pendant les confinements. 2021 a marqué la reprise de vieilles habitudes qui mène au supermarché. Les vrais drives fermiers ne disposent d’aucun moyen de communication et donc de visibilité. Les investissements demandés (locaux, matériels etc) sont souvent trop importants comparés aux bénéfices rendus. Surtout que, plus de la moitié des producteurs interrogés se situent entre 20 et 50 km du chef-lieu de leur département.
  • On note une recherche de proximité et une confiance beaucoup plus rentable.
  • Nous constatons une augmentation légère de la vente en magasin bio. Ainsi, nous nous posons la question quant à la légitimité des propos de la grande distribution illustrant des ventes décroissantes en bio. Il semble que le consommateur de la bio fasse moins confiance à la GMS et préfère le circuit court. La petite épicerie bio de quartier séduit en revanche par sa proximité.
  • Avoir son propre site marchand est une fausse bonne idée. Sans aide, ni stratégie, ni budget… Cela devient vite une perte de temps et donc d’argent, comme le montre les chiffres. En effet, plus de 50 % des producteurs ont vu leurs revenus baisser ou ne pas se développer malgré l’investissement dans la création d’un site marchand. La période de confinement a permis le développement de sites en ligne de vente directe pour parer au plus pressé. Mais, cela ne fait pas recette en tout cas, pas pour les producteurs et artisans.   
    Mais cela ne veut pas dire qu’il faut bannir l’achat en ligne, bien au contraire. Une plateforme spécialisée est la meilleure solution. Un site vitrine gratuit, qui offre une visibilité sur la toile, c’est moins coûteux et suffisant. Le retour sur investissement d’un site d’e-commerce individuel n’est pas rentable. Tous sont unanimes.

Malgré tout, face au numérique, où en sont-ils ?

  • Aujourd’hui plus d’1/3 d’entre eux ne sont pas encore présents en ligne. Mais nos producteurs et artisans de la bio sont enclin à changer. En effet, ils sont une majorité à penser que le numérique est un bon moyen pour se faire connaître et développer sa vente directe. Les freins sont ceux du temps à accorder à la mise en place, le coût et l’appréhension de l’informatique. Parfois, juste un mauvais réseau téléphonique.
  • Nous avons été surpris, cependant, de découvrir que l’outil digital le plus utilisé est Facebook., Non pas pour vendre, mais pour afficher sa page. Nous trouvons assez aberrant le fait que les producteurs et artisans préfèrent, en toute naïveté, opter pour un outil qui utilise et revend leurs données à grande échelle. De plus, ils ne maîtrisent pas le ciblage pour parler à leur public…
  • 85.8 % d’entre eux passent entre 1 et plus de 10 heures par semaine pour l’organisation de leurs commandes.  Si on considère qu’ils passent au moins 50 heures dans leur exploitation, c’est souvent 20 % de leur temps.  Il va de soi que plus l’exploitation est importante et plus le chiffre augmente.
  • Ainsi, l’idée du numérique est tentante pour vendre plus en direct et passer davantage de temps en famille ou en loisirs pour eux. Envisager son métier plus sereinement à l’aide d’outils adaptés, est un véritable plus.

Une autre tendance qui n’est pas dans notre sondage, mais que nous constatons au quotidien dans nos échanges avec les producteurs et artisans de la bio, c’est l’idée que la monoculture ne séduit plus complétement.

Nous parlons bien sûr des installations qui ne dépassent pas les 30 hectares et qui sont l’essentiel des clients de BioToutCourt.
Beaucoup se plaisent à diversifier leur production, à transformer leurs produits. L’agriculture biologique de proximité s’offre de nouveaux débouchés avec la vente directe !

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