Plateforme de vente directe producteur : ouvrir l’œil !

Plateforme de vente directe producteur : ouvrir l’œil !

Résumé

Les plateformes de vente en ligne directe fleurissent sur la toile. Attention aux arnaques !

Nous ne cesserons d’affirmer que derrière le mot circuits courts se cache beaucoup de coquins. Comment déceler les plateformes de vente directe qui surfent sur la vague ?

Notre actualité est ponctuée de nouvelles tonitruantes visant à faire le buzz et à donner le sentiment à tout un chacun que l’information est passionnante et sensationnelle. Il en est de même pour la vente directe et les circuits courts.

Connaissez-vous la nouvelle série de Notflex ? 
Fond du décor, une crise sanitaire sans précédent.
Les protagonistes : des producteurs artisans face à une population affamée en quête de sens.

Saison 1, épisode 1
Vente directe en vue

Plus personne ne sort, le télétravail s’installe.
On se dirige vers un grand retour des repas préparés à la maison avec de bons produits en direct des producteurs.
Et, c’est la folie : « il faut absolument aider les producteurs qui ont besoin de nous » scandent les consommateurs.
En conséquence, une émergence de plateformes en tout genre opportunistes, proposant moult services afin de faciliter les commandes en ligne… à grand renfort de frais. 

Saison 1, épisodes 2
Vente directe et site internet

La France et les consommateurs s’habituent ou pas à leur nouvelle vie confinée en pensant aux vacances et aux jours meilleurs.
L’offre sur le net en paniers locaux devient pléthore et inonde les boites mail des producteurs en même temps que celles des consommateurs.
Tout est vente directe, tout est local, tout est bio. Le monde idéal !
Les plateformes sont LA solution, car il faut être vu sur la toile.

Certains producteurs investissent dans un site internet « maison » pensant vendre sans besoin de personne.
Certains rejoignent un drive fermier « entre collègues » producteurs et investissent dans des locaux, du personnel et des outils logistiques.

Par contre, les producteurs habitués à la vraie vente directe, eux, n’ont rien changé à leurs habitudes. Ils distribuent leurs amaps et leurs groupes d’achats groupés d’une fidélité exemplaire.

Saison 1, épisode 3

De mauvaises récoltes liées au gel du printemps pénalisent certains métiers de production de fruits par exemple. Les prix augmentent.
La crise perdure et les plateformes poussent comme des champignons.
Une économie agricole de niche se met en place : lutter contre le gaspillage et valoriser les invendus. Une livraison à domicile à vélo, etc. avec les frais qui vont avec. 

Saison 1, épisode 4
Vente directe, on fait le point

La vie revient progressivement à la normale et les mauvaises habitudes alimentaires refont surface sous couvert de baisse du pouvoir d’achat.
On pousse son caddy à l’hyper du coin et on achète beaucoup trop de produits préfabriqués à grand coup de pesticides et d’additifs douteux.
Entre temps, nutriscore s’affiche pour rappeler aux consommateurs qu’ils peuvent y aller les yeux fermés. Les industriels se sont acheté une conduite.

La vente directe et les plateformes en ligne sont sur toutes les lèvres, mais plus personne ou presque ne fait la différence entre un produit acheté en vente directe avec un vrai circuit court.

Les producteurs continuent à galérer avec leurs chèques, ne font pas beaucoup de vente directe sur le net et pourtant, leur site demande des mises à jour. Sous deux années, leur page sera obsolète et peu sécure pour l’acheteur… sans compter que le référencement naturel n’a pas porter ses fruits. Normal, quel producteur a le temps de s’occuper de son référencement sur la toile ? 

Les plateformes continuent à ouvrir sur la toile dans un vacarme assourdissant. Plus on crie fort et plus on donne l’illusion que la plateforme est fiable. Le slogan « vente directe » fait vendre et la GMS l’a bien compris. Est-ce cependant la fin du digital ? Non, ce n’est que le début.

Scénario catastrophe !!!
Vous comprendrez que la série est sans fin.

Il faut absolument s’interroger sur la confiance que l’on peut accorder aux plateformes qui se disent toutes plus éthiques les unes que les autres. Certaines ont été rachetées d’ailleurs par les géants de la Grande Distribution. 
Quelles questions se poser pour déceler celles qui vous aideront plutôt que celles qui vous coûteront cher sans apporter le service en retour.

Plateforme de vente directe éthique en 10 questionnements

– Si vous lisez, « livraison à domicile » : passez votre chemin. La vente directe et éthique, c’est celle qui ne favorise pas les frais de transport. Aller chercher son panier à côté de chez soi ce n’est pas le drame.

– Intéressez-vous au mode de production : du bio en aquaponie, en goutte à goutte sans terre, pareil, on s’écarte.

– Un vendeur qui étale des légumes qui ne sont pas de saison, passez aussi.

– Un producteur qui ne sait pas parler de ses produits, c’est qu’il n’est pas producteur.

– Pour les plateformes de vente directe, ne payer un service que s’il y a réellement vente.

– Si vous lisez Bio, local, vérifiez que c’est Bio ET local.

– Pas besoin de payer des frais d’abonnement, d’hébergement ou des formations pour vous producteur. Il est normal de payer les frais convenables d’un site tout comme les frais bancaires qui eux ne seront jamais gratuits.

– Si la GMS impose des marges en moyenne à 50% aux producteurs, pas besoin d’accepter de payer 20% à une plateforme en ligne de gestion de vente directe. C’est pourtant ce que propose la plupart. La vraie vente directe, c’est celle qui rémunère correctement celui qui produit.

– Si vous souhaitez consommer des produits issus d’une agriculture équitable. Vérifiez que le conventionnel n’est pas mélangé avec les produits labellisés. La plupart des plateformes ne font pas la différence ratissant large.

– L’idéal de la vente directe en circuit court, c’est celle qui favorise l’échange humain. Ainsi,, le digital libère de l’administratif et peut donc faciliter le lien social.

Enfin, il existe des plateformes éthiques formidables qui facilitent vraiment la vie des producteurs en vente directe, des circuits-courts et régalent leurs clients. Malgré tout, on les comptes sur les doigts de la main !

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